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- Les Djembéfolas -
MAMADY KEITA (Guinée, 1950)
Dès qu'il fut en âge de marcher,
il se précipitait sur toutes les casseroles pour les retourner
et les frapper. "Mon fils sera Djembéfola", se
dit sa mère, et elle lui fit fabriquer un instrument à
sa taille. À l'âge de 7 ans, il est initié par
un vieux djembéfola aux secrets du djembé, à
la tradition, à l'histoire mandingue et à sa musique.
À cette époque, Sékou Touré a la volonté
de développer la culture guinéenne par le spectacle
et par l'organisation de compétitions locales, régionales
ou nationales pour drainer les meilleurs artistes. Les artistes
retenus, après une éducation très stricte,
rejoignent le Ballet National Djoliba (vitrine pour la révolution
guinéenne de Sekou Touré). À 14 ans, Mamady
Keita est sélectionné au niveau national et sera membre
du Ballet djoliba comme percussionniste principal et soliste. Il
en devient le directeur artistique en 1979 et tournera dans le monde
entier. Il reçoit de nombreuses récompenses internationales
en tant que meilleur batteur d'Afrique. En 1986, désireux
de devenir indépendant, il rejoint le groupe Koteba à
Abidjan, et réalise des musiques de films. En 1988, il s'installe
en Belgique et crée sa propre école de percussion,
qui acquiert une renommé internationale. En 1991 est réalisé
le film autobiographique Djembéfola (Rhéa Films),
qui sera primé de nombreuses fois.
Éléments de discographie
"Wassolon", Fonti musicali FMD15Y
"Mankama", fmd 195
"Mögöbalu", fmd 205
SOUNGALO COULIBALY (Mali, Béléko, 1955)
Il apprend la percussion dès l'âge de 8 ans, en accompagnant
les jeunes danseuses pendant les fêtes. Il joue alors du sabini.
Comme la plupart des musiciens populaires, il apprend en regardant
jouer les grands frères, par mimétisme. À 12
ans, il joue du bara et dans au son des balafons. Son installation
en Cote d'Ivoire lui permet de côtoyer des musiciens traditionnels
maliens, guinéens, burkinabés et des orchestres Apollo
(genre musical avec instruments électrifiés des années
1970/80) et le conduit à créer son propre style et
à innover. La rencontre avec un musicien français,
Adrien Favreau, l'amènera en Europe, où il fait rapidement
la conquête du public. Soungalo, est un de ces artistes pour
lesquels la tradition est en perpétuel mouvement. Toujours
entouré des meilleurs accompagnateurs, il ne craint pas d'innover
en mêlant les instruments des différents répertoires
traditionnels du Mali, ni de rappeler la parenté de ces musiques
avec le blues et le jazz. N'appartenant à aucun genre musical,
il en crée un : la Flez Music. Et d'après de nombreux
musiciens, " Soungalo joue musical, il atteint le juste musical
".
Éléments de discographie
"Laila ilala"
"Dengo" Arion, collection Ethnova
"Sankan Wulila" Arion
ADAMA DRAME (Burkina-Faso, 1954)
Au début des années 1980, Adama DRAME, doté
d'une forte personnalité, se risque au jeu solitaire (le
solo) en Europe. Il résume sur son tambour (djembé
BARA) ce que jouent les autres instruments d'accompagnement. A lui
seul, il réalise les différents chants de la polyrythmie,
qu'il mélange à souhait, développant ainsi
un jeu très personnel, nuancé, brillant avec une vélocité
spectaculaire. Il réalise une discographie imposante qui
vulgarise le djembé. Adama DRAME fera de nombreuses émules
lors de ses passages en Europe. Jusqu'à l'ouverture de la
Guinée, c'est lui qui va personnifier le djembé d'Afrique
de l'Ouest en Europe. Il est installé depuis 1974 à
Bouaké, en Côte d'Ivoire, où il perpétue
l'art du djembé à son plus haut niveau dans la communauté
mandingue locale, en jouant régulièrement dans les
cérémonies et fêtes populaires. Il tourne fréquemment
en Europe. Adama joue sur un djembé d'un diamètre
conséquent (40/45cm), construit dans un bois assez tendre,
toujours tendu à l'extrême, à la limite de la
déchirure de la peau, ce qui lui donne un son clair et résonnant,
avec des harmoniques qui brillent sur des claqués, mais il
peut tout de même obtenir des basses du fait du diamètre
de son djembé. Du fait de son jeu solo, Adama a développé
une façon de jouer où les " touchers " (petites
notes jouées après les accentuations) donnent une
pulsation et une respiration incomparables.
Éléments de discographie
"Grands Maîtres de la PERCUSSION" (Ethnic/Auvidus B6126)
FAMOUDOU KONATE (Guinée, Sangbarala, 1940)
Il est né et a grandi au cur de
la culture Malinke. Son parcours est très proche de celui
de Mamady KEITA. Recruté à 19 ans au sein des Ballets
Africains de la République de Guinée (autre grand
ballet guinéen), il y fut soliste pendant 26 ans. Cette longue
expérience au sein de l'ensemble et le réveil de l'intérêt
occidental pour cette musique le poussèrent à enseigner
son art au-delà de son pays. Il enseigne depuis 1986 de manière
intensive en Europe, et depuis quelques temps aux U.S.A et Canada.
Mais très attaché à ses racines (il vit toujours
en Guinée) , il s'est donné pour mission de conserver
et de relayer la riche mais fragile tradition de son peuple. Il
est l'un des plus grands batteurs de l'ethnie malinke, car il est
l'un des rares à connaître les polyrythmies traditionnelles,
les phrasés et soli qui les accompagnent. Il possède
un son très contrasté, et fait chanter son djembé
comme s'il s'agissait d'un instrument mélodique. Un seul
disque enregistré à son propre nom, mais il apparaît
dans quelques disques de Mamady Keita.
Éléments de discographie
"Percussions et chants Malinké" (Musiques du monde/Nasser Saîdini)
DIDIER ROCH (Tout savoir sur Didier Roch)
- Les Congueros - (joueurs de congas ou tumbadoras)
CHANO POZO (La Havane 1915-New York 1948)
Ses premières interventions ont lieu dans de nombreux groupes
de quartiers, et se forge déjà une belle renommée
comme conguero, bongosero et danseur. Son jeu sur les congas ou
sur le bongò est supérieur à celui des meilleurs
percussionnistes cubains, car il est le seul pouvoir dépasser
les lignes traditionnelles parfois répétitives du
folklore cubain. Chano est aussi un compositeur d'exception qui,
sans connaissances musicales théoriques, est obligé
de faire retranscrire ses compositions par d'autres musiciens. En
côtoyant les groupes de jazz cubains (Mario Santana), il se
familiarise avec un nouveau langage. Ses capacités lui permettent
de commencer à adapter les rythmes traditionnels des congas
ou du bongò à ce nouveau langage.
Chano POZO ayant quitté Cuba pour New York, il introduit
auprès de divers orchestres de jazz be-bop les rythmes des
congas. Découvert et remarqué en 1946/1947 par Dizzy
Gillepsie avec qui il joue régulièrement, Chano POZO
se tourne dès lors définitivement vers le jazz. L'histoire
de la plus grande musique populaire d'Amérique du Nord va
connaître un changement radical : les premières pièces
du jazz afro-cubain sont nées (Cubano Be Cubano Bo, avec
Dizzy Gillepsie, Manteca). L'originalité et la modernité
de la démarche musicale de Chano POZO seront reprises et
poursuivies par SABU MARTINEZ et CANDIDO CAMERO.
Éléments de discographie
"Chano Pozo", L.H/N.Y.1938-1948, Tumbao Box set 305
In "Diz'n Bird at Carnegie Hall" N.Y. 1947
In "Algo Bueno. Dizzy Gillepsie Big Band", N.Y. 1947, Paris 1948, Definitive Records 1138
PATATO VALDÉS (La Havane, 1926)
Ce rumbero viscéral a développé de nouvelles
façons de jouer des congas, en raison de sa stature particulière
(il est petit et maigre
). Dans la lignée de Chano POZO,
il a rapproché les rythmes afro-cubains et le jazz, et a
notamment fait évoluer les percussions comme instruments
de mélodie (et non plus d'accompagnement) dans les orchestres
de jazz afro-cubain. On lui attribue également l'invention
de clés pour accorder les congas.
Éléments de discographie
"Ritmo y Candela 2" 1996, Round World Productions
"The Legend of Cuban Percussio" N.Y, 1999, Six Degrees Records CD 1027-2
In "Mario Bauzà. Tanga", 1993, Messidor CD 15819-2
MONGO SANTAMARIA (Cuba, 1922)
Lors de son enfance cubaine, il est initié aux congas et
bongò par son grand-père d'origine africaine. Inspiré
des références stylistiques de Chano Pozo, il introduit
les rythmes afro-cubains dans le blues (jazz rythm'n blues). Dans
les années 50, il participe aux tournées mondiales
de Tito Puente, Perez Prado et Cal Tjader.
Éléments de discographie
"Our man in Havana", Fantasy 24-729 (Latin soul)
"Afroblue, Summertime", Digital at Montreux, 1980
RAY BARRETTO (New York,1929)
Sa carrière de musicien commence dans le monde du jazz :
son parcours est atypique, puisque bercé le son de la radio
(Duke Ellington, Count Basie
) dès son plus jeune âge,
c'est le jazz qui l'appelait. Il est allé du jazz ver l'afro-cubain,
et non l'inverse. Au début des années 1950, ce fils
d'émigrés porto-ricains assure aux congas la première
partie du groupe de Charlie Parker, qui, en l'entendant simplement,
le retient dans son groupe pour le concert du soir
Son originalité
et son approche particulière des congas en ont fait le percussionniste
le plus demandé à cette époque (Collaboration
avec Dizzy Gillepsie, Max Roach, Roy Haynes..). Puis avec l'avènement
de la salsa new-yorkaise, il devient le conguero de référence.
Il développe le boogaloo, enrichit la salsa et joue notamment
avec Tito Puente, et reviendra au jazz, en petite formation. Son
groupe New World Spirit en est le résultat : mais est-ce
du latin jazz, ou du jazz latino ? "Je pense que la guajira
et le blues sont unis par de puissants liens. Ils sont le fruit
des travailleurs, ceux qui coupent la canne à Cuba et Porto
Rico, ou de ceux qui récoltent le coton dans le Sud des Etats-Unis",
conclut Ray "Hard Hands" Barretto.
Éléments de discographie
"Fania All Stars, at Yankee Stadium", Fania Records, 1975
"New World's spirit, Ancestral Messages", Picante/Concord 4549
"Discarga Criolla", Palladium
"Hard Hands : compilation", Charly, 1988
"My Summertime", Owl, 1995
TATA GüINES (Cuba, 1930)
Il est issu d'une famille de musiciens, relativement pauvre, de
la petite ville de Güines, repaire de rumberos et de tamboreros.
Il est cordonnier, mais passe son temps à jouer et à
fabriquer les percussions les plus diverses. Le rythme lui entre
par la peau. À 16 ans, il émigre à La Havane,
sa conga sous le bras, et n'ayant que des connaissances musicales
empiriques. Il a tout appris à l'oreille, en écoutant
Chano POZO. Gagner sa vie comme percussionniste est dur. Ce sont
les plus mal payés et les moins bien considérés
dans les orchestres. Il a joué sans arrêt pour vivre
et est maintenant considéré comme le père de
la nouvelle percussion cubaine : il emploie en effet une étonnante
variété de techniques (mailloche, bout des doigts,
ongles
), ce qui lui permet de tirer des inflexions inédites
de ses congas. Il possède un jeu extrêmement rapide
dû à une position des mains très basse des mains
sur la peau. Après un court séjour à New-York
où il s'est enrichi de la culture jazz, il revient à
Cuba, contrairement à ses aînés qui ont fait
le chemin inverse
et donne un nouveau souffle au jazz cubain.
Éléments de discographie
"Los mejores musicos de Cuba" Rumba Record
"Cubanismo ! Reencarnation" Rykodisc
"Pasaporte", L.H.1994, Egrem 0074
"Aniversario", L.H. 1995, Egrem 0156
"Tumbao All stars", L.H. 1995, Tumbao TCD 501
GIOVANNI HIDALGO (Porto-Rico, 1963)
Le " Charlie Parker de la conga " est considéré
comme le plus grand virtuose de la conga actuelle. Musicien prodige,
il adapte certaines techniques de batterie à la conga, invente
des rythmes nouveaux sur les bata, en les posant verticalement sur
le sol ou les combinant avec la conga ou le bango. Dans le même
style, nous pouvons également citer Miguel Anga Diaz, Richie
Flores, Orlando Poleo (vénézuélien, vit à
Paris).
Éléments de discographie
"Time Shifter", Sony, CD-Z81585
CHANGUITO (La Havane, 1948)
À 5 ans, il frappe déjà sur le bongò
de son père. Dès la fin des années 1950, il
s'initie tout seul à la batterie et aux timbales. Il s'intéresse
au rock, dont l'impact à Cuba est important dans les années
1960/70. Doté d'une forte imagination, il expérimente
les rythmes du rock et des batteries sur ses congas. Également
timbalero, il instaure l'emploi des timbales au sein d'un set de
batterie puis ajoute une grosse-caisse et des percussions mineures
à ses timbales. En 1970, il intègre le groupe des
" VAN VAN ". Le songo, rythme propre au groupe, connaît
quelques évolutions, l'unique batterie de départ gagne
un Charleston et des cymbales... Puis le groupe délaisse
le drum set pour les uniques timbales. Changuito enrichit le songo
en y intégrant de nouveaux rythmes de son invention. C'est
d'ailleurs sur ce genre musical que repose toute la musique cubaine
d'aujourd'hui. Au début des années 1980, sa formation
autodidacte et ses recherches conduisent Changuito à élaborer
une technique personnelle sur les congas. Cette technique, dite
" la mano secreta ", fera l'objet d'un enseignement dans
les années 1990.
Éléments de discographie
"Los VAN VAN", Mango ILPS 9908
"Changuito y Emilio Salvador 2", AREITO LD 3986
"Ritmo y Candela", San Francisco 1995, Redwood
- Les Timbaleros - (joueurs de timbales)
TITO PUENTE (New-York, 1925)
Dès l'âge de 13 ans, il ferraille en professionnel
dans de nombreux groupes locaux à Harlem. Ce virtuose de
nombreux instruments excelle dans la pratique des timbales, d'où
son surnom, " El Rey de los timbales ". En 1948, il forme
son propre groupe et s'impose comme le roi du mambo. La deuxième
guerre mondiale le cueille pour la Marine, où il rencontre
Charles Spivak, ex-trompettiste de Glen Miller, et en profite pour
se familiariser avec les techniques des arrangements et la composition
jazzy. Possédant tout le registre rythmique afro-cubain,
il l'intègre au jazz, est devient le fondateur du latin jazz.
Il collabore avec les plus grands jazzmen (Miles Davis
). Dans
les années 1960, la salsa remplace le latin jazz, et s'enrichit
de nombreuses influences caribéennes. Tito Puente intègre
les ensembles des salseros.
Éléments de discographie
"Rankankan",
"Oye como va", morceaux de référence pour les timbales
"Mucho Puente", BMG
"The Best of sixties", Tico/Charly
"Hommage à Benny Moré", RCA/BMG (3 volumes)
Et plus de 100 enregistrements
- "La troisième voie" -
Plus tout à fait de la percussion, mais pas complètement de la batterie
AIRTO MOREIRA (Brésil, 1941)
Il débute la percussion à deux ans et se fait remarquer
dès ses premières années. À douze ans,
il est déjà professionnel et se met à jouer
de la batterie sans vraiment avoir appris, jusqu'à devenir
le meilleur batteur de jazz du Brésil. ..et le plus demandé.
À la fois batteur et percussionniste (tout type percussions,
des plus traditionnelles aux plus bricolées), il est demandé
par les plus grands noms du jazz et jouera avec Miles Davis, Stan
Getz, Gil Evans, Quincy Jones. Il fusionne les rythmes brésiliens
avec le jazz-rock et le free-jazz. Il popularise des rythmes traditionnels
en les appliquant à la batterie (partido alto). Il sait faire
chanter n'importe quel rythme, car il développe et hypertrophie
jusqu'à la plus élémentaire subdivision du
tempo et décompose puis recompose toute une rythmique très
personnelle. Chez lui, les possibilités musicales des percussions
ne s'annulent plus, elles se complètent.
Éléments de discographie
"Konda"
,Miles Davis, 1970
"Maria Domigos" Barbieri, 1973
"Fingers", 1973
TRILOK GURTU (Bombay, 1951)
Il découvre la tabla très jeune, auprès de
sa mère, chanteuse. À 12 ans, il en apprend la technique
auprès d'un virtuose indien, Abdul Karim, et son frère
l'initie au bongò et aux congas. " Ce barman du bruit
" (Cocteau) introduit dans le jazz une conception différente
de ce qui se pratiquait : il place les percussions au premier plan,
et considère que le commentaire et l'accompagnement de la
musique doit se poser sur les rythmes.
Éléments de discographie
"Come
Oekotopia" A.Harth, 1983
"SCGW" B.Phillips, 1978
MINO CINELU (Martinique, 1957)
Cet explorateur de l'infini des sons est pluri -instrumentiste,
et, au-delà de ses collaborations avec Miles Davis et Weather
Report, il est surtout connu pour marier tous ses instruments et
sources de sons (Assiettes, Udu
) avec un équipement
électronique (sampler, codifieur de voix, caisse claire électronique,
pédale d'octave). Cependant, même s'il excelle dans
ce mariage, c'est surtout en jouant des peaux et des congas qu'il
rend toute l'amplitude et l'inspiration de sa fantaisie. En concert,
il joue des congas comme d'un bel-air (tambour sacré des
Caraïbes), en posant la conga par terre, jouant avec les mains
et faisant varier le son avec ses pieds.
Éléments de discographie
"We want Miles" 1981, avec Miles Davis
"Confians" 1985, avec W. Report
DIDIER ROCH (Tout savoir sur Didier Roch)
- Autres
virtuoses des percussions -
BONGO
Armando PERAZA, Roberto ROENA, Sabu MARTINEZ
BATA
Francisco AGUABELLA, Milton CARDONA, Angel "
CACHETE " MALDONADO, Groupe IRAKERE, Grupo floklorico y expérimental
NuevaYorquino,
CHEKERE
Eladio TERRY
BERIMBAU>
Nana VASCONCELOS
CAJON (flamenco)
Tino Di GERALDO, Rubem DANTAS
TABLA>
Zakir HUSSAIM
BATUCADA
Mestre AMBROSIO, TIMBA LADA
PERCUSSIONS YORUBA
Grupo Folflorico Nacional Afro-cubano
ZARB (Moyen Orient)
Pablo CUECO - Keyvan CHEMIRANI
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